Certains endroits vous trouvent avant que vous soyez prête pour eux.
En 2008, j’ai quitté Lille pour m’installer à Bars, en Dordogne — ce territoire chargé d’histoire que les amoureux de la littérature connaissent comme la terre de Jacquou le Croquant. Un changement de vie, une nouvelle page.
C’était un dimanche de février. L’un de ces jours d’hiver qui n’ont pas prévenu — un soleil franc, presque brutal, qui rendait chaque pierre, chaque ombre, chaque silence plus net qu’à l’ordinaire. Au détour d’un chemin, ce hameau est apparu. Des maisons en pierre du XVIIIe siècle, figées dans cette lumière de février comme dans une photographie ancienne. Les dates gravées dans les murs. Ce calme étrange des lieux qui semblent exister en dehors du monde. Je me suis arrêtée. Et dans ce silence, une certitude inexplicable — je me suis vue y vivre.
Je n’en ai rien dit. Peu de gens connaissaient cet endroit. Je l’ai gardé pour moi, comme on garde une chose fragile.
Des années ont passé. En 2017, un aléa de la vie m’a contrainte à tout reconstruire. C’est alors que quelqu’un — sans savoir — m’a parlé de ce lieu. Sans savoir que je le connaissais. Sans savoir ce qu’il représentait pour moi. Ce n’était peut-être qu’une coïncidence. Peut-être pas. Au moment où j’ai remis le pied sur la propriété, la certitude était là, intacte, comme si elle n’avait jamais bougé. Je l’ai achetée sans hésiter.
Depuis, mes trois enfants et moi en avons fait notre havre — un endroit où l’on ralentit, où l’on respire, où l’on retrouve l’essentiel. Dans ma vie professionnelle je suis gestionnaire de patrimoine, mais ici, entre ces vieilles pierres, je suis simplement chez moi.
Le gîte est le fruit de week-ends, de mois et d’années de travaux — menés avec patience, et avec les matériaux du pays, pour rester fidèle à l’âme du lieu. Nous sommes ravis de vous en ouvrir les portes, et espérons que vous y ressentirez, même le temps d’un séjour, ce que j’ai ressenti la toute première fois — cette sensation rare d’avoir trouvé exactement le bon endroit.
Bienvenue.




























